Lumière sur les lauréats du concours d'entreprise

Dernière mise à jour : 10 juin 2021

Le palmarès du Concours d’idées à la création d’entreprise a été dévoilé, vendredi 5 février 2021, au Trente, à Massy. Plus d'une soixantaine de dossiers a été déposée, témoignant de l’esprit d’entreprise qui anime le territoire.


Organisé par la Communauté Paris-Saclay, ce concours permet de soutenir la création d’activités et l’emploi sur le territoire. En détectant tôt les futurs créateurs, il permet de leur offrir les meilleures chances de réussite.


6 prix ont été décernés par le jury composé d’acteurs de la création d’entreprise :


PRIX « JEUNE » : UNE SCANETTE POUR DETECTER LA MERULE

Manon Hias, 23 ans, étudiante à l'Institut d'Optique Graduate School. souhaite mettre à profit son savoir-faire en optique et notamment sa connaissance sur l'interaction de la lumière avec la matière, pour développer Mérulia. Un projet sur lequel 4 autres étudiantes de l'école travaillent également dessus.

Originaire de Picardie c'est dans sa région, belle mais humide, que Manon a constaté que la mérule était un vrai fléau pour de nombreux foyers. Et qu'il était très difficile de traiter ce champignon aussi nommé "cancer du bâtiment".

Il existe de nombreuses entreprises chargées de diagnostiquer la présence de mérule. Mais le diagnostic est fait à l’œil nu. Or, s’il reste ne serait-ce qu’un filament de mérule, celle-ci peut se développer à nouveau. C’est pourquoi, les 5 jeunes filles ont décidé de mettre au point une scanette capable d’identifier et de localiser la mérule en temps réel. Leur scanette permettrait un diagnostic rapide et sûr, minimisant le temps de travail de l’expert et permettant de se passer de l’étape du laboratoire, diminuant ainsi considérablement le prix du diagnostic.

PRIX « FEMME » : UN COMMERCE DE TYPE EPICERIE FINE AVEC DES PRODUITS DE TERROIR ET LOCAUX AVEC POSSIBILITE DE CONSOMMER SUR PLACE

Sandrine Cerda, en tant que fille de maraîchère, a été habituée à consommer des fruits et légumes de l’exploitation au fil des saisons. Mais elle a toujours regretté que sa mère ne puisse pas commercialiser plus largement elle-même sa production.

Depuis elle a pu observer le développement de la vente en circuits courts avec les AMAP, la Ruche qui dit Oui, les producteurs qui vendent eux-mêmes en direct... Et c'est dit, pourquoi pas se lancer ! Elle qui a depuis longtemps eu envie d’entreprendre et de concrétiser un projet personnel autour de sa passion pour les produits du terroir.

Pour se distinguer de la concurrence, Sandrine Cerda souhaite proposer dans un même lieu des produits qui répondent aux différentes tendances d’approvisionnement des consommateurs à la recherche d’une alimentation de qualité et qui souhaitent se faire plaisir. Ceci dans un lieu original à taille humaine où le service et le conseil feront la différence.

Cette viljustienne de 54 ans qui a acquis une solide expérience dans la vente et la communication, se forme aujourd'hui à son nouveau métier et se consacre à la création de son commerce qu'elle souhaite installer idéalement dans le parc d'activités de Courtaboeuf.

PRIX « RECONVERSION PROFESSIONNELLE » : MY JOLI CAKE BY SYLVIE

Sylvie Brault s'est lancée dans l'aventure entrepreneuriale en 2019 en devenant pâtissière & cake designer, après 25 années passées dans la Finance & les RH.

Cette entrepreneuse ballainvilloise de 48 ans souhaite faire de sa passion son métier : réaliser des pièces uniques et artistiques à base de produits authentiques et de qualité.

De la conception à la production, elle accompagne ses clients pour créer des produits d'exception dans le but de rendre leurs fêtes extraordinaires, de les surprendre au niveau du visuel et du goût. L'idée c'est que l'on se souvienne plus du gâteau que du cadeau !

Aujourd'hui elle réalise des pièces uniques, sur-mesure et propose toute une gamme de gateaux et de services : des pâtisseries événementielles (loyers cakes, cakes design), des pâtisseries traditionnelles (mélange des traditions françaises et inspirations décors anglo saxons), des pâtisseries pour les fêtes d'anniversaire (cake, cookie, cake pop, cupcake, muffins, macarons, meringues,...) et enfin des atelier de pâtisserie pour enfants et adultes.

PRIX « INNOVATION » : SafeGrip GESTION INTELLIGENTE DU PATRIMOINE ROUTIER

Joévan Ziebel et Romain Guy. Lorsque deux jeunes étudiants-entrepreneurs de l’Institut d’Optique Graduate School (IOGS), à Paris-Saclay, font de la moto sur une route fraîchement rénovée, la promenade se transforme en idée de création d'entreprise !

Leur projet ? La gestion intelligente du patrimoine routier grâce à une technologie innovante (procédé optique) qui équiperait les véhicules pour cartographier les zones d'usure de la voirie. Les données permettraient d'anticiper les besoins de rénovation et d'identifier les zones à risque d'accident. Une idée doublement efficace car également précieuse pour les enjeux de sécurité routière.

Pour cette technologie, ils sont soutenu par deux chercheurs de l’Université de Poitiers rattachés au CNRS, Majdi Khoudeir et Benjamin Bringier.

PRIX « TRANSITION ENERGETIQUE ET ECONOMIE CIRCULAIRE » : Circul'Egg VALORISATION DE COQUILLE D'OEUF

Yacine Kabeche est passionné par l’économie circulaire et la finance. Il a été formé à AgroParisTech autour des sciences environnementales. C’est armé de ces compétences et avec son camarade Pierre-Lou Chapot qu’il s’est lancé dans l’aventure de l’entreprenariat.

Son projet : Circul’Egg. Chaque année 6 milliards d’œufs sont transformés, rejetant ainsi 40 000 tonnes de coquilles. Faute de valorisation, ces biodéchets sont généralement épandus ou incinérés, alourdissant l’impact environnemental de la filière.

Yacine Kabeche entend bien donner une seconde vie à ces coquilles vides, sous forme de matière première pour l’industrie de l’alimentation des animaux, de la cosmétique ou des compléments alimentaires.

PRIX « COUP DE CŒUR DU JURY » : UNE BATTERIE AU LITHIUM-ION

Mariam Ezzedine chercheuse palaisienne de 31 ans, lauréate du concours d’innovation i-PhD, est convaincue que la problématique environnementale requiert aussi de chercher de nouvelles solutions technologiques durables.

Post-doc de l’École Polytechnique, l’intitulé de sa thèse donne le ton : « Fabrication d'électrodes nanostructurées hybrides hiérarchisées à base de nanotubes de carbone décorées par des nanoparticules pour batteries Li-Ion ».

Derrière ce titre scientifique impressionnant, une application bien réelle : Mariam ambitionne de créer une technologie permettant la fabrication de batteries lithium-ion. Un matériel quatre fois plus performant que les batteries existantes, utilisées au quotidien par des millions d’individus. Un défi technologique relevé !



 

Les gagnants bénéficient d’un accompagnement sur mesure pour concrétiser leur projet. Pendant six mois, ils ont aussi accès gratuitement à un espace de co-working dans les locaux du Trente à Massy ou dans l’une des pépinières WIPSE de l’agglo. Enfin, une dotation financière de 2 000 euros et une tablette numérique complètent la récompense des futurs créateurs.